7 coureurs de la section course à pied au Munster Trail

Le trail, la course nature ou plus rarement la course en sentier, est un sport de course à pied, sur longue distance, en milieu naturel, généralement sur des chemins de terre et des sentiers de randonnée en plaine, en forêt ou en montagne. Trail est l’abréviation, propre aux francophones, de l’anglais trail running.

La 3ème édition du Trail de Munster propose 4 parcours : 74km, 32km, 19km et 10km

Du pur trail dans le cadre de toute beauté de la vallée de Munster. L’occasion d’évoluer une dernière fois sur les hauteurs et autour des lacs d’altitude dans un paysage automnal. Tracés alliant le roulant et les sentiers techniques.

7 membres de l’alliance sportive Crédit Mutuel se sont lancés à Munster les 5 et 6 octobre :

74 km pour Maxime

32 km pour Sophie, Charles-Antoine, Christophe et Laurent

19 km pour Joseph

10 km pour Julie

Ci-dessous le récit de notre nouveau membre Sophie :

« Pour moi c’était mon premier trail sur cette distance et ce dénivelé, je n’étais pas encore allée au-delà du semi-marathon et 1000 de D+, c’était aussi un gros défi personnel car je n’ai repris la course à pied qu’il y a que 6 mois après 3 ans de « pause maman » (et le bitume me lassant je me suis mise au trail).

J’arrive sur place vers 8h30 après une troisième petite nuits de 4 heures (mon petit garçon était malade), en gros un œil ouvert l’autre fermé, fatiguée, le nez déjà coulant, la gorges qui gratte … vraiment pas en forme. La météo est incertaine, moi non plus je ne sais pas trop comment m’habiller du coup je cherche mon dossard et regarde autour de moi.

Le départ est lancé, les jambes ne répondent pas, je reste à l’arrière et je fais comme je peux. Ça a été dur dès le début pour moi, je monte lentement, je n’arrive pas à dérouler dans les descentes de peur de me briser les os, la météo se gâte et clairement je me demande ce que je fais là.

Heureusement les bénévoles sont top et les autres coureurs très sympas, je papote un peu avec un belge qui est venue accompagner un collègue, une française qui est autant en galère que moi, on a d’ailleurs fait tout le reste ensemble, un type qui est dégouté car sa femme la largement distancée et qu’il va en entendre parler pendant des semaines, bref c’est dur mais l’ambiance est bonne.

Le « raidard » était un sacré morceaux, très raide mais une animation de folie, on nous hurlait dessus pour ne rien lâcher, on nous pettait les oreilles d’encouragements, j’avais jamais vu ça !

Mon mari me rejoint au ravito du 16km juste après et là je me fais un peu engueuler, visiblement je suis à la traine … j’essaye de me remotiver et d’avancer plus vite mais c’est vraiment dur, la montée entre le 17ème et 20ème kilomètre est interminable, il fait gris, froid, il y a du vent et du grésil, j’ai froid et je suis fatiguée …

A 21 km je me fais doubler par un type qui me dit qu’il faut passer à la vitesse supérieure car la barrière horaire n’est pas loin et effectivement arrivé au 24ème kilomètre on me demande de rendre mon dossard, fin de la course pour moi, un peu déçue.

Je rentre en camionnette avec mes compagnons d’infortune, au final on est a été une centaine dans mon cas, 20% des participants ne sont pas arrivés au bout. »

Ainsi que celui de notre Barb’Aar Maxime :

« La journée a commencé par un lever à 3h du matin.

Durant le trajet, je me rends compte que j’ai oublié ma montre (que j’avais achetée exprès pour l’occasion)…

Départ de la course à 5h30 sous la pluie en pleine nuit par 9 degrés, j’ai senti dès le départ que ça ne serait pas simple.

On passe la première montée tout va bien, il fait un peu frais en haut mais on redescend rapidement.

Le jour se lève dans le milieu de la descente. J’arrive ensuite à bien enchainer la seconde montée et la descente qui suit.

Puis j’attaque la troisième montée vers le Hohneck qui me parait plus longue. J’arrive au sommet et je pense avoir fait le plus dur (quasiment 3 000m de D+).

Sauf que je n’avais pas prévu les 4-5 km sur le sommet avec de la pluie et des grosses rafales de vent.

Je m’arrête au ravitaillement au 40ème km, j’ai assez froid et je songe à abandonner.

Je prends bien le temps de me ravitailler, je me lance dans la descente et sur le long plat qui suit.

Juste avant le ravitaillement, on a le droit à une montée super raide du genre 300m de D+ sur 900m.
Arrivé au ravitaillement du 58km, on nous sert une très bonne purée de patates chaudes.

Une fois ce ravitaillement passé, il ne reste plus que 16-17km. C’est assez long (je perds quelques places) jusqu’au dernier ravitaillement qui est à 7km de l’arrivée.

Le trail se termine par une longue descente vers Munter, je finis au final en 11h30 à la 102ème place.

Je suis vraiment très content d’avoir réussi à finir ce trail (surtout qu’il y a quand même eu pas mal d’abandons…).

A chaque ravitaillement, les bénévoles étaient vraiment au top (super attentionnés).

Tout au long, Ils ont rempli mes gourdes et franchement quand on est plus très lucide ça aide beaucoup. »

Bravo à tous pour vos récits et sorties quelque soit la distance vous l’avez fait.

Mention spéciale à Sophie et Julie la touche à tout: coureuse sur route, sprinteuse et maintenant traileuse.

 

 

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