Munster’Trail c’était le 3/4 octobre

La 4ème édition du Trail de Munster propose 4 parcours : 72km (4200D+), 32km (1500D+) , 19km (1000D+) et 10km (500D+)

Du pur trail dans le cadre de toute beauté de la vallée de Munster. L’occasion d’évoluer sur les hauteurs et autour des lacs d’altitude dans un paysage automnal. Tracés alliant le roulant et les sentiers techniques.

Un évènement bien organisé dans le respect et dans l’application des gestes barrières.

Bravo à Julie (10km), Aymeric (32km) et Mathieu (72km)

Ci-dessous le récit de Julie notre 1ère féminine sur le 10km:

« Munster Trail 2020, une course un seul objectif : celui de battre mon temps de l’année passée sur une distance légèrement plus longue…

Un pari est en jeux avec les copains, il ne faut donc pas lâcher pour repartir avec un petit resto en poche…

Comment s’est passée ma course ?

 Le parcours se présente avec 6km de montée pendant lesquels le mental ne doit pas faiblir,

  • Les 3 premiers km, j’arrive à tenir le rythme et suivre un de mes copains devant moi. Mais il me lâche au 3ème et je ne le verrais plus de toute la course ;
  • Au 5ème km, j’entends des encouragements pour une fille qui est juste derrière moi,

Elle arrive à mon niveau, je lui dis de passer mais je continue sur mon rythme.

On court ensemble quelques mètres en se motivant, et là, la plus sévère des montées de la course est devant nous… je la monte sans m’arrêter, et je laisse derrière moi ma concurrente…

Arrivée au sommet, je sais que le plus dur est derrière moi et qu’il me reste la descente.

(Je vais peut-être l’avoir ce resto !)

Le terrain est technique et glissant suite aux conditions météorologiques de la veille.

C’est pas le moment de lâcher, je ne sous-estime pas la descente et continue sur ma lancée sur les derniers km de la course.

A 200m de l’arrivée, l’organisateur me demande de remettre mon masque… .

Et là je me dis, ça y est… la course arrive à sa fin…

Je franchis la ligne d’arrivée… et entend mon nom et des félicitations.

                Première féminine de la course, je repars de Munster avec de superbes lunettes en bois en guise de médaille

et un bon resto entre potes !  

La conclusion de cette histoire ?  ça vaut toujours le coup de participer. »

Et de Mathieu sur le 72km:

« Initialement je n’avais pas prévu cette course. A la base j’étais parti sur le trail de Samoëns qui a été annulé suite au Covid, je m’étais inscrit au Munster’Trail (autant courir local) dès l’ouverture en pensant naïvement que le Covid serait parti d’ici l’automne.

Jusqu’à la veille de la couse je n’étais pas sûr qu’elle ait lieu. J’avais réservé une chambre  et j’avais prévu un parcours de repli au cas où les news serait mauvaises.

Au niveau météo, la pluie était prévue toute la semaine, voir même un petit morceau de la tempête Alex qui aura pour conséquence de raccourcir le parcours et de ne pas monter en haut du Hohneck.

Pour une fois la météo ne s’est pas trompée, il pleut dès le réveil..

Arrivé au départ, on met le masque. Nous partons par paquet de 50 masqués, un petit tour du lac et direction le petite ballon. Les vagues permettent vraiment de fluidifier le départ, pas un seul embouteillage en vue. J’imagine qu’à l’avenir ce type de départ va se démocratiser.

La montée vers le petit ballon se fait à un bon rythme sous un léger crachat. Un grand respect pour les gens qui sont venus nous encouragés dans la montée et que je recroiserai plus tard.

Arrivé en haut, on bascule sur un petit single glissant pour descendre vers Sondernach, au loin on voit la prochaine destination, la station de ski du schnepfendried. On traverse le village toujours sous la pluie. Les sensations sont bonnes, je sais que j’irai au bout de la course.

La montée est assez régulière, il pleut de plus en plus, un petit court d’eau se forme sur le sentier, au début j’essaye de l’éviter puis au bout de 5/10 minutes on marche dedans. Les chaussures en goretex font le boulot mais ça ne va pas durer éternellement. Dans la montée, le vent commence à se lever. Mes doigts sont gelés.

Arrivé au sommet, on remet le masque, on prend un thé, un bretzel et on repart du ravito (pour le coup c un peu dommage de pas pouvoir discuter un peu avec les bénévoles mais c’est le jeu). Je m’arrête quelques mètres plus loin pour remettre des gants (une paire à 10€ chez D4, vraiment très efficace), quelle délivrance. Les mains au chaud, je suis reparti. Cette année on ne fera pas d’aller-retour sur la piste de ski, on redescend direct vers Mittlach à travers la foret sur un chemin assez roulant.

Arrivé à Mittlach, je suis nouveau « sec », on traverse le village et on attaque la montée vers le Lac de Fischboedle et sa cascade puis direction le Lac du Schliessrothried jusqu’à l’auberge du même nom puis direction le Gaschney pour une soupe bien chaude. Entre l’auberge et le gaschney, on a même droit à quelques flocons de neige en traversant une tourbière bien humide. Mes chaussures et mes pieds sont définitivement mouillés. On repart vers le Tanet pour déguster du  Roigabraldi, sur cette course je ne réfléchis pas en km mais en composition de ravito.

La descente du Gaschney se passe bien, par contre la composition des chemins différe par rapport au début de course, avant c’était plus terre, racines et herbe, là c’est plus cailloux cailloux cailloux. Vu ma mésaventure d’aout et ma cote fêlée, je descends sans prendre de risque.

On arrive ensuite à Stosswihr puis Soultzeren qu’on va contourner sur les hauteurs, cette partie m’avait semblé interminable en 2018, là j’ai l’impression que le parcours a été modifié et elle passe mieux. Une fois les 2 villages contournés, on remonte vers le Tanet à travers la foret. Sachant ce qui nous attend au Tanet (le raidard sous le tire-fesse) j’ai préféré y aller tranquillement.

Une fois le raidard passé et les patates mangées, on repart en direction le gazon du Faing avec passage au lac Vert et au Lac du Forlet. En temps normal la vue est super mais la c’était bouché on ne voyait pas grand-chose. Arrivé en haut du Faing, la dernière difficulté de la course est passée, on peut lâcher les chevaux pour la descente vers Munster, ici c’est plutôt des bébés poneys, il y a pas mal de cailloux dans la première partie de la descente. A environ 5/6km de l’arrivée, le soleil fait son apparition, parfait pour arriver sur Munster.

Je termine content de mon temps, de mon classement, de mon hamburger et surtout d’avoir pu remettre un dossard. »

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